M'en veut pas.

M'en veut pas.
Madame, pourquoi tu baisses les yeux?
Ta phrase me frappe en plein c½ur. Je voulais pas, je suis désolée mais aujourd'hui, je n'ai simplement pas la force de te faire face et de te dire non, je n'ai pas le courage de passer ma route après t'avoir lancé un petit sourire. Aujourd'hui je n'ai pas envie de voir à quel point tu es condamné, à quel point ton avenir est foutu, à quel point le système te rejette. Aujourd'hui, je peux pas voir tes habits dépenaillés, tes mains usées, tes yeux qui en ont trop vu. Aujourd'hui je suis lache, je vaut pas mieux que le quidam qui ne t'adresse pas un regard. Même pire, je baisse les yeux face à toute cette réalité un peu trop brutale pour une journée si chargée en émotion.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 06:17

Mes souvenirs sont faits d'épaisseurs, de vent et de poussière [La horde du Contrevent]

Mes souvenirs sont faits d'épaisseurs, de vent et de poussière [La horde du Contrevent]
Inlassablement, mon stylo trace des symboles sans queue ni tête sur une feuille maintenant barbouillée dans tous les sens. Je tente de retracer le temps passé, je tente de donner une odeur à ses souvenirs, un souffle a cet été. En a-t-il manqué? Pas réellement.
Comme à son habitude, le temps a filé, peut-être encore plus vite, sans doute différemment.
Mais par où commencer lorsque tout semble finir? Devrais-je commencer par ma semaine de gaminerie? Devrais-je clore mon récit par ce ciel nuageux qui aujourd'hui a annoncé la rentrée? Devrais-je mettre au milieu en vrac des découvertes, des gens, des mots, des photos, des instants, des tensions et des lieux? Faut-il que je fasse un véritable bric-a-brac dans lequel vous piocherez ce que vous voudrez, dans lequel vous donnerez de l'importance à certaines choses, en délaissant d'autres? Devrais-je donner un sens à tout cela ou dois-je faire une sorte de superposition de ces moments? Tous me semblent pourtant indispensables.
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# Posté le mercredi 02 septembre 2009 15:49

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 16:06

It's been the usual Sunday with a flu and I just can't get over you [Yodelice]

It's been the usual Sunday with a flu and I just can't get over you

# Posté le dimanche 02 août 2009 04:25

Modifié le dimanche 02 août 2009 17:23

Une minute se passe, ou bien une année, puis la vie répond. [Baricco]

Une minute se passe, ou bien une année, puis la vie répond.
Le soleil tapait fort pour une fin d'après midi du début du mois de juin. Seule la date écrite sur la grosse horloge indiquait qu'on était en juin. Elle avait l'impression que l'on était en plein c½ur du mois de juillet, le lieu, la chaleur étouffante qui s'abattait sur elle et l'empêchait de respirer, tout concordait. 16h23 Lui indiqua l'horloge et elle la regarda jusqu'à ce qu'elle affiche 16h25 puis décida que tout cela avait assez duré, qu'elle ne pouvait pas s'éterniser devant cette horloge qui gentiment lui rappelait qu'elle en avait toujours voulu une de la sorte, avec les aiguilles qui semblent glisser et qui ne trottinent pas. Elle aimait ces horloges de gare qui n'interrompaient jamais le temps, mais qui, au contraire le laissaient filer. Elle mit son sac à dos sur son dos, attrapa sa valise d'une main et son ordinateur de l'autre et se dirigea vers les bornes de compostage non sans avoir sortit son billet auparavant. Son portable vibra dans sa poche. Elle reposa sa valise, attrapa son téléphone qui lui disait « Tu es ou ? ». Elle sourit. « Je suis à la ga » commença-t-elle a répondre mais elle s'arrêta, effaça tout et composa un numéro. Gesticula quelques dizaines de secondes, raccrocha, remis son téléphone dans la poche et entrepris de regarder le grand panneau sur lequel tous les trains étaient indiqués. Elle ne mit pas longtemps pour trouver le sien, voie C. Instinctivement elle pensa « C comme Compote » et souris à nouveau. Doucement et chancelant sous le poids de ses valises, elle se dirigea vers la voie C et y trouva son train, déjà en gare mais ne monta pas dedans. Encore une fois, elle pose sa valise et se défit également de sa sacoche d'ordinateur et de son sac à dos et posa tout cela par terre puis fixa l'entrée de la gare et regarda à nouveau l'heure. 16h33. Deux ou trois personnes passèrent à coté d'elle en courant avec d'énormes valises mais elle ne bougea pas. 16h35. Elle prit de nouveau son portable, le fit tourner dans sa main puis tapota dessus, le remit dans sa poche, saisit tous ses sacs et monta dans le train sans jeter un coup d'½il derrière elle. Elle trouva rapidement sa place, y déposa toute ses affaires et s'assit dans un soupir. Elle se demanda alors qui elle était à présent, qu'est ce que tout ce qu'elle avait fait, dit, vécu avait changé en elle et tandis qu'elle commençait à se perdre dans ses pensées, sa poche se mit à sonner un peu trop fort dans le wagon silencieux. Elle s'en saisit rapidement. « Oui ?... Je suis dans le train.... Attends, j'arrive ». Elle raccrocha, jeta un coup d'½il sur ses sacs, hésita pendant une seconde à les laisser là, se dit qu'elle prenait le risque et eut envie d'avoir confiance. En courant elle dévala les escaliers du train qui l'amenèrent au niveau du quai et en descendit. 16h38. Le quai était désert. Puis une tête souriante surgit des escaliers. Amuse-toi bien là bas. Bonne vacances. Fermeture des portes. 16h41. Le train démarra alors qu'elle remontait en les escaliers quatre à quatre. See you Nice !

# Posté le mardi 19 mai 2009 13:08

Modifié le mercredi 03 juin 2009 03:31

Une utopie de plus dans le décors.

Une utopie de plus dans le décors.
Parce qu'il y a du soleil. Parce qu'elle me fait changer d'air. Parce qu'il me donne pas de nouvelles. Parce que je vais gagner le concours de bronzage. Parce que je vais à Nice. Parce que je suis à Aix. Parce que la musique m'accompagne. Parce qu'on me suit. Parce que je l'ai vu. Parce que je suis altruiste. Parce que j'aurai mon année. Parce que je vais à Paris. Parce que je serai pas là. Parce qu'un sourire me quitte pas. Parce que je suis un tyran. Parce que je mange des fraises. Parce que je suis diabolique. Parce que mon portable vibre. Parce que j'ai pris des millions de photo. Parce qu'il y a du vent. Parce que mon sweat est assortis à mes chaussettes. Parce que ça me fait rire. Parce que je suis presque en vacances. Mille raisons de se sentir bien. Parce que je suis utopiste. Parce que ça sent l'été et que ça sent bon. Parce que je m'en mets de partout. Parce que parfois il pleut. Parce que c'est le temps des glaces. Parce que le 6 juin. Parce que je vais plus vite qu'elle. Parce que Marseille, Londres, Barcelone et Sydney. Parce qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Parce que An anzem a dremen. Parce que je suis chiante. Parce que j'aurai un jour mes converses vertes. Parce que les choses compliquées me font rire. Parce que j'ai envie de faire la fête. Parce que j'aime cette photo. Parce que Nik' va bien. Parce qu'elle a raison. Parce que les poissons s'habillent dans la rue des Dames. Parce que je faisais un peu touriste. Parce que vous aime. Parce que j'ai bientôt 19 ans. Parce que parfois je suis une madame. Parce que je lis vite. Parce que demain c'est mardi et après demain mercredi. Parce que j'aime mes mainsParce que tout ça n'a pas de sens. Parce qu'il y a des choses qui demeurent. Parce que je suis un spectre. Parce que je ne suis ni ici, ni là-bas. Parce que j'aime les parce que. Parce que ma vie est un concept. Parce que "be like no other". Parce que je sais pas réellement où je vais. Parce que toi c'est toi, moi c'est moi et heureusement pour moi. Parce que je sers à rien mais que je l'assume. Parce que vous me faites bien rire. Parce que je vais toujours bien. Parce qu'il y en a encore plein de raisons...

# Posté le lundi 11 mai 2009 05:19

Modifié le lundi 11 mai 2009 08:28

La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.

La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.
"Une musique s'élève et sa main se tend, comme elle l'a toujours fait. La lumière la transperce. Mécaniquement, elle développe ses gestes. Son bras est tendu et son fin poignet décrit de petits cercles. Tous ses muscles sont en alerte. Doucement, le mouvement de son poignet entraine son bras. Sa tête se penche lentement en avant puis tourne. Bientôt tout son corps entre lentement en mouvement. Le rythme accélère. Ses jambes la lancent dans les airs, elle retombe avec grâce et tourne, sans s'arrêter. D'autres la rejoignent, calquant leurs mouvements sur les siens. Un sourire ne la quitte pas. Elle sait que ce soir ce n'est que le début. Son corps s'anime d'une énergie nouvelle. Elle peut voir les gens au premier rang qui sont venus la voir. Elle, dont le nom est inscrit sur le billet qu'ils ont dans leur poche. Elle est sure d'elle. La fin du spectacle approche. Ses pieds sont maintenant en sang. Dernier effort. Tout son corps bascule sur ses pointes. Apothéose de son art. Elle tressaille. Elle tremble. Elle tombe."

# Posté le dimanche 26 avril 2009 05:18

Les défis vous font découvrir sur vous-même des choses que vous ne soupçonniez pas. C'est ce qui vous grandit et vous pousse au-delà des limites. [David Lyle Boren]

Les défis vous font découvrir sur vous-même des choses que vous ne soupçonniez pas. C'est ce qui vous grandit et vous pousse au-delà des limites. [David Lyle Boren]
Question d'échelle
Les péchés capitaux

Coins et recoins

Période bleue et période rose
En commun

C'est la crise

Joie de vivre

# Posté le dimanche 05 avril 2009 04:20

Modifié le dimanche 14 juin 2009 15:54

Il y a de l'or en barre, l'écho d'une guitare, on y va promener sous la vieille sono, il y fait toujours beau. [Massilia Sound System]

Il y a de l'or en barre, l'écho d'une guitare, on y va promener sous la vieille sono, il y fait toujours beau. [Massilia Sound System]
Ici se trouve rassemblé presque tout le genre humain.

Chronique des journées ensoleillées et des jours de pluie, des petits personnages grandioses et des grands minables

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# Posté le dimanche 22 mars 2009 13:51

Modifié le mercredi 01 avril 2009 14:42

Quoi de plus complet que le silence ? [Balzac]

- NO TALKING FOR SEVEN DAYS -
Maybe one day...
Quoi de plus complet que le silence ?

# Posté le mardi 10 mars 2009 06:51

Etre soi-même, rien que soi-même, c'est inouï.

Etre soi-même, rien que soi-même, c'est inouï.
"Vis ta vie. Va ou tes pas te mènent et, tout au long de ton chemin, n'oublie pas de prendre au creux de tes mains de la joie, des rires. N'oublies pas de prendre des millions de photos, n'oublies pas d'emmener avec toi les gens si spéciaux qui ont rythmé ta vie. Et sème. Sème des rires pour tous ceux qui passeront derrière toi, ceux qui en auront besoin. Laisse ton odeur rassurante, laisse la trace de tes pas."







[Break]

# Posté le dimanche 22 février 2009 11:56

Modifié le vendredi 27 février 2009 03:46